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BIOGRAPHIE

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Né à Sedan (Ardennes) le 18 mai 1960 d'un père camerounais et d'une mère française, le jeune Yannick est le fruit de deux cultures, l'une blanche et européenne(Marie Claire), l'autre noire (Zacharie,images.jpg (2 Ko) ancien footballeur professionnel et champion de la coupe de France de Sedan et avecRoger Lemaire), venue du continent de ses ancêtres africains, originaires du Cameroun : « Je suis né de l'amour d'un Noir et d'une Blanche. Ce n'était pas un choix délibéré mais c'est comme ça que je suis, c'est comme ça que nous sommes avec mes sœurs (Isabelle et Nathalie) et c'est comme ça que sont mes gosses : ils ne se posent pas la question de savoir la religion ou l'origine de la personne. » En 1963, suite à un acident sportif, son père doit repartir en Afrique et sa famille le suit. et c'est à Yaoundé que Yannick Noah grandit transporté par 2 passions la musique et le sport, Bob Marley lui a insufflé au delà même de la musique un philosophie qu'il applique encore aujourd'hui : "Pour moi, la force du reggae, c'est Peace, c'est un message d'ouverture, mon reggae, il n'est pas rasta il est universel, comme la musique."
2-picture1.gif (26 Ko)Au Tennis club de Yaoundé il échange ses premières balles avec son père aussitot reconverti en employé de banque. Papa Noah et maman professeur dans un lycée, tenaient à ce que leur petit homme joue au tennis. Son premier entraîneur , Gabriel Onana, découvre que le garçon de 9 ans qu’on lui confie en 1969 est plus fort que les enfants du même âge en Europe et notamment en France, où il vient de faire un stage de perfectionnement. Cette remarque réjouit Zacharie qui demande alors à l’entraîneur de concocter un programme pour son fils. Bientôt, le petit champion est surclassé. A 10 ans, il bat des joueurs plus âgés que lui et parfois de la catégorie des seniors.
2-picture2.gif (53 Ko)En 1970, le grand joueur noir americain Arthur Ashe, en tournée au Cameroun, est surpris par les qualités de ce champion en devenir et déclare : « Je n’ai jamais rencontré un enfant qui joue aussi bien à cet âge ».
Deux ans plus tard, le jeune de Yaoundé va débarquer en France, à Nice, où il impressionne ses nouveaux entraîneurs qui avouent ne pas avoir grand chose à lui apprendre. Yannick Noah est promis à un bel avenir. Bien que touché par l'éloignement des siens resté au pays, il remporte sa première victoire en 1977, à Wimbledon, dans la catégorie junior . L'année suivante il rentre chez les professionnels. La victoire à Roland-Garros, Noah en rêve depuis tout petit, une quête devenue obsessionnelle. En 1980, Noah a progressé. Cette année-là, il parvient en 1/16e, contre Jimmy Connors. En 1980 et 1981, il joue deux quarts de finale (contre Pecci et contre Vilas). Noah est prêt pour le sacre de sa carrière l'année suivante. L'état de grâce dure quinze jours. Les trois premiers tours sont autant de formalités pour Noah qui est arrivé en pleine forme à Roland-Garros. Les choses très sérieuses commencent en quarts face à Ivan Lendl, finaliste à Paris en 1981, face à Bjorn Borg. Au tour suivant, Noah a de la chance.
C'est son copain Christophe Roger-Vasselin qui se dresse sur sa route au lieu de Jimmy Connors, sa bête noire. Roger-Vasselin accomplit un petit exploit en sortant l'Américain, bourré d'ambitions cette année-là. La confrontation franco-française est à sens unique. Roger-Vasselin boit la tasse (6/3, 6/0, 6/0) An1077.gif (13 Ko)Devant « 50 millions de Noah », comme le titre l'Equipe le jour de la finale, un Yannick devenu national ne rate pas son dernier match. Omniprésent à la volée, puissant au smash, Noah asphyxie le Suédois qui s'incline 6-2, 7-5, 7-6 (7-3). Les images qui suivent le passing trop long de Willander appartiennent à la légende du sport français : Noah qui tombe à genoux sur la terre rouge, son père tout de suite repéré à travers la marée humaine qui exulte, le filet enjambé, le trophée tendu par Marcel Bernard, dernier Français vainqueur (en 1946), le rêve enfin accompli. Yannick Noah dira : « Le Central de Roland-Garros, je l'ai plus souvent connu vide que plein. Et, quand je l'ai connu vide, j'étais tout seul et je rêvais d'y jouer un jour. Et puis, un jour, je gagne Roland-Garros, et c'est l'un des moments les plus forts de ma vie. C'est une sensation violente, la même que j'ai ressentie en voyant naître mes deux enfants. ». Yannick sortira au 3ème rang mondial à l’âge de 23 ans : « J'ai eu un virage assez particulier dans ma vie lorsque j'ai commencé à être connu du jour au lendemain alors que je n'étais pas du tout préparé à cet aspect médiatique de mon métier. Moi, c'était le jeu. J'avais envie de bien jouer et d'être le meilleur possible. Nous étions la première génération de joueurs médiatisés et je me suis pris tout ça, seul, dans la gueule. J'ai mis du temps à retrouver l'amour du jeu. Un jeu pour lequel j'avais tout sacrifié et je ne supportais plus d'être sur un court. J'ai commencé à faire le clown et à jouer pour le fun. J'ai ainsi retrouvé l'amour de mon métier avec cet aspect comédie. Avant de rentrer sur le court ou sur une scène, tu as ce doute qui est beaucoup plus douloureux en sport parce qu'en tennis, c'est à un contre un. Si tu gagnes, tu continues et si tu perds, t'es mort. A partir du moment où tu rentres sur le court, tu fais abstraction du public. Tu le sens mais tu ne le regardes pas. Le seul moment où le public existe, c'est à la balle de match et c'est la délivrance avec tous ces nœuds qui se détachent d'un coup. C'est l'explosion. »
INoah.jpg (25 Ko)Il remporte encore le French Open en double avec Henri Leconte en 1984. Lors de l'année 1986, il occupe la troisième place du classement mondial ATP et même la première place en double. En 1990, son tube Saga Africa va faire de lui une personnalité populaire très médiatique, mais attendue au tournant, par ceux qui se méfient d'un ex-tennisman prétendant jouer dans la cour des grands de la variété. C'est en 1991 que Yannick Noah, capitaine de l'équipe de France en Coupe Davis, offre à la France sa première victoire dans ce prestigieux tournoi depuis 1932 , à ce moment là tout le monde reprend en cœur la chanson.
En 1993 apparaît « Urban Tribu » un album très rock tendance Hendrix qui déroutera le public mais entraîna 40 dates pour tâter de la scène suivit d'un album '' Urban tribu Tour 93''.
Il poursuit son parcours musical et « Black et What!» se vend à plus de 600 000 exemplaire mêlant chansons Française, Anglaise, Camerounais avec des invités tels que Manu dibango : « C'est vrai que je n'aurais pas continué si j'avais écouté les gens. Mes débuts dans cette aventure ont été très difficiles, mon album ne s'est pas vendu, on m'a traité de tout, de bouffon... je suis un bouffon. Ca ne me gène pas que ceux qui le veulent pensent ainsi ; ça me marre au contraire. N'empêche qu'aujourd'hui la tendance est quelque peu inversée et ce n'est en rien pour moi une revanche par rapport à ce qu'on a pu penser de moi»
grenoble82_2.jpg (8 Ko)Mais l'équipe de France à de nouveau besoin de lui en 1996 pour mener l'équipe féminine à la victoire de la Fed Cup : « Quand j'étais capitaine, à chaque début d'aventure, je leur demandais si l'équipe voulait toujours de moi et qu'en cas de défaite ou de victoire, on ira boire une bière lorsqu'on se croisera dans la rue dans dix ans. C'est la plus belle énergie. » Il entame alors un livre pour faire un bilan et quelques confessions et technique de bien être, le livre sort en 1997 chez Plon et démontre par ses ventes le fort attachement des Français à la star. Yannick Noah s'engage également dans des oeuvres humanitaires en créant « Enfants de la Terre » et « Fête le Mur », une association qui permet aux jeunes défavorisés de s'initier au tennis : « Il y a plusieurs façons de mener cette action comme différentes autres. Ce que j'essaye de faire dans mes associations c'est d'être sur le terrain le plus possible ; on a vite fait de vouloir changer le monde mais je crois qu'à partir du moment où on améliore les conditions de vie d'un, deux, dix ou vingt personnes, on commence à changer l'humanité.
CoupeDavis.jpg (16 Ko)C'est vrai que la logique voudrait qu'un Africain s'occupe de l'Afrique et un Français de la France, je suis Franco-Camerounais et je m'occupe des petits mômes en difficulté en France. En plus il se trouve que la grande majorité des enfants en difficulté en France sont nés de parents immigrés, d'Africains... En tout état de cause ce n'est pas la peine pour une petite association comme le nôtre de chercher à aller trop loin vu que les problèmes sont devant chez nous. Son association, "Fête le mur", il l'a voulue pour tous ces enfants de cités entre 8 et 14 ans, déçus "de ne pouvoir faire son sport". Sensible à ces critiques, Noah se souvient de son idole Arthur Ashe qui avait permis aux jeunes Américains des ghettos de jouer au tennis. Renseignements pris aux Etats-Unis, le Franco-Camerounais adapte le concept à la France et la crée en 1996. L’esprit de «Fête le mur» est de servir de passerelle entre les quartiers et les clubs affiliés à la Fédération française de tennis de manière totalement gratuite pour les enfants. Faire le mur, sauter par-dessus les a-priori (sport de riches etc. ...), accéder à un sport encore trop souvent associé, par ces gamins, aux privilèges d’une élite sociale. Transformer la symbolique du mur à faire tomber en un pont unificateur à construire, l’association joue avec les mots et les idées, en insufflant une bonne dose de gaieté. Amener le foot et le basket dans les rues est assez simple. Le tennis, lui, réclame des structures lourdes et du matériel encore trop coûteux. La difficulté est là : «sur le terrain c’est le pognon qui manque», insiste Noah. D’autant que pérenniser est le maître-verbe, comme dans toute entreprise d’ailleurs.
zamzam.jpg (41 Ko)En 1995, un autre album voit le jour, réalisé avec les Zam-Zam (son célèbre groupe de musiciens). Yannick chante encore sur scène deux des titres de cette époque que peu de gens ont écouté.
En septembre 2000, une équipe d'auteurs et de compositeurs (Erick Benzi, J-J Goldman, J.Kapler, J.Veneruso, Gildas Arzel) lui propose un album sur mesure et Yannick accepte ce cadeau. Le disque a été enregistré à Paris mais aussi à Kribi (Cameroun). Simon papa tara, La voix des sages et Les lionnes touchent véritablement le public. Dreadlocks, chemise à l'effigie de Marley, il a tout du musicien jamaïcain, sentiment renforcé lorsque sur un tempo reggae (la Voix des sages), il danse à son tour. Noah a su devenir un reggae man d'autant plus crédible que son répertoire met un point d'honneur à défendre les valeurs de tolérance et de solidarité : " Quand je danse, la terre est ma terre ", chante-t-il. Après le foot black-blanc-beur, il pourrait bien incarner la France du métissage : " Mes racines se trouvent entre la France et le Cameroun, dit-il. Je prône la tolérance, je suis un citoyen du monde.
Le charisme et la renommée de Yannick Noah en font un acteur prisé des publicitaires, qui lui font tourner plusieurs spots. Notamment pour M&N's, mais également pour Danette où il succède à Nicolas Anelka et Sylvain Wiltord pour ce slogan : On r'met ça ?. Il y entraîne un jeune garçon au tennis avec lequel il mange des Danettes.
Ce qui est moins connu c'est qu'en 2001 Yannick Noah a dévoilé, dans un court-métrage, une guitare à la main, ses talents de rocker. Le film s'intitule "Bob" et a été réalisé par Rémi Boudet.
noah01.jpg (39 Ko)Fin 2002 sort l'album live d'une tournée chaleureuse ou chaque concert devenait une immense fête car '' l'amour c'est donner chaque jour...Simon papa tara....''De fait, à l'Olympia, au Zénith ou en tournée, il apprécie être au milieu des gens qui dansent autour de lui. Il adore se mêler à la foule, invitant les enfants à monter sur scène, lesquels ne se font pas prier pour chanter avec lui " J'aime les gosses ". Accompagné des Zam Zam, le chanteur a mis le feu sur scène pendant toute sa tournée. "Ce que j'aime dans la musique, c'est l'autre, sa réaction. C'est le fait de pouvoir jouer avec un ami, de se fondre dans un groupe, de créer une communion.". Et la communion, on la sent bien, autant avec ses musiciens qu'avec le public, très réactif, et semble-t-il aussi disposé à faire la fête que le sont les acteurs sur scène. C'est ici un Noah simple, très nature que l'on retrouve, souvent torse nu (mais si les filles ! ! !), ou vêtu d'un costume traditionnel africain, pieds nus et ongles peints. Son objectif : "Arriver à atteindre certaines notes. Ou, un jour, pouvoir atteindre plus régulièrement ou même à chaque concert un état dans lequel il m'est arrivé de me retrouver, un état second où j'ai l'impression que je suis la musique, que je fais partie des gens, de la scène, des instruments. Un moment où je crois vraiment qu'il y a une magie qui s'opère. Quand je suis en voix, quand je suis en forme, l'intention compte plus que les mots." "Faire partie des gens" n'est d'ailleurs pas qu'une expression pour l'ex-tennisman, qui s'est chaque soir ou presque retrouvé à danser au beau milieu de la fosse et donc de son public, le plus naturellement du monde.
IMG_3187.jpg (59 Ko)Quelles images gardent les Français de Yannick Noah ? Assurément celle d'un formidable combattant, vainqueur de Roland-Garros en 83 ou celle d'un capitaine vainqueur deux fois de la Coupe Davis en 91 et en 96. «C'est normal que l'on se souvienne de lui pour ces exploits là. C'est la légende. Mais Yannick, ce n'est pas seulement ça», témoigne Patrice Dominguez, qui eut à le côtoyer très souvent au cours de sa carrière.
Dans le cercle restreint du tennis, Noah ne fait pas toujours l'unanimité. «On l'aime ou on ne l'aime pas», précise François Jauffret, «C'était un très bon capitaine. Par contre, en tant que joueur de Coupe Davis, il n'était pas irréprochable. On ne peut pas dire qu'il préparait l'événement avec tout le sérieux requis».
2-picture3.gif (36 Ko)Patrice Dominguez va plus loin. «Quand j'ai pris le capitanat, j'ai mis un terme à certaines pratiques. Avec moi, c'était tout le monde dans les mêmes chambres d'hôtel et dans les mêmes cabines d'avion. Et pas les titulaires en première et les autres en seconde», dit-il. «Vous savez, il posait ses conditions. Je me souviens d'une rencontre de Coupe Davis où il avait refusé que Philippe Chatrier, alors président de la FFT, entre dans les vestiaires. Mais je l'ai fait plier».
Des anecdotes, il en existe des centaines. «Une fois», se souvient encore Dominguez, «il a pris le train avec nous jusqu'à Fréjus, où nous devions jouer. Mais il n'était pas très motivé. A notre arrivée, il est descendu pour passer sous un autre train et il est reparti».
Jean-Paul Loth, qui eut affaire à la forte tête Noah, ne dément pas l'existence des pratiques décrites par Dominguez mais il les relative. « C'est vrai, il n'était pas l'heure à certains entraînements. Les autres râlaient en parlant de régime spécial, mais quand on possède un joueur de son talent, on ne s'en prive pas à cause de quelques péripéties».
2-picture4.gif (43 Ko)Aujourd’hui Yannick se détache petit à petit du tennis tout en continuant à en jouer pour ses œuvres ou juste pour son plaisir : « En fait, je joue vraiment de moins en moins, tout juste cinq tournois chez les seniors cette année. Lorsque je prends la raquette, ça dépend beaucoup du stade et des endroits où se déroulent les tournois. Roland-Garros, pour moi, c'est spécial. J'avais une tournée sur scène avec mon groupe de deux mois et demi et comme j'avais trois jours libres, je suis venu jouer au tennis avant de reprendre la route. »Et aujourd’hui, à la question : tennisman ou chanteur, il répond : « En fait, ça dépend vraiment des générations. En dessous de quinze ans, je suis chanteur. Mais fondamentalement, je ne suis pas musicien, je peux prendre une guitare mais je n'ai pas de quoi captiver une audience. Et puis, même si en ce moment ça marche très bien pour moi en France et que l'album se vend bien, ma volonté n'est pas de plonger à fond dans ce monde de la musique. Avant tout, je suis un père de famille et je ne veux pas sacrifier la vie de mes enfants pour quoi que ce soit.
Avec cette vie pleine de chance (et bien sur de mauvais coups), Yannick détient plusieurs rêves et projets : « "Je rêve de repartir faire la traversée de l'Atlantique, comme il y a 5 ans… C'est je crois mon pèlerinage à saint Jacques de Compostelle à moi !
J'ai rencontré le Pape, Nelson Mandela qui fut un de mes héros. J'ai rencontré le Dalaï-Lama… Mais je crois que par-dessus tout c'est avec Bob Marley que j'aurais souhaité passer toute une soirée !
414-yannicknoah.jpg (11 Ko)Père comblé (deux enfants de sont premier mariage avec Cécilia RODHE : Joachim, et Yéléna, prénommée en hommage à Helena Bonner, la femme d'Andreï Sakharov, et deux de son dernier mariage avec Heather Sewart-Whyte : Elyjah et Jénayé), Noah est un citoyen du Monde car partagé aux quatre coins du Monde (justement, quand vient – il faire un concert en Guadeloupe ?)
Son fils Jaochim assure la digne relève en gagnant le championnat de basket des écoles New Yorkaises : «C’est un super talent, un guerrier. Il doit viser la NBA», répète Nill McNally, l’entraîneur de son équipe de collège, la Poly Preparatory School à Brooklyn. Les recruteurs des universités, antichambres des franchises NBA, se le disputent déjà.
Au pays de Noah, on aime ni l'exclusion, ni la violence, ni la haine. Une cool attitude voulue par un artiste on ne peut plus humaniste, reconnu aussi bien par les enfants, qui s'identifient au grand frère Yannick, que par les adultes, souvent complices des chauds tempos du prophète rasta. Avec lui, on rêve de destinations lointaines, l'esprit tourné vers les îles et le continent noir. Son tempérament chaleureux, sa joie de vivre, son plaisir de chanter sont contagieux sur scène. Tout cela sans qu'à aucun moment il ne se prenne au sérieux. Comme si seule comptait l'idée de s'amuser avec le public.


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